Derrière la façade bien polie du discours global en matière de santé, il y a des tensions, des contradictions, des résistances. Ce texte ne propose pas un modèle. Il propose une traversée. Un regard franc sur les efforts, les limites et les chemins que l’Afrique emprunte pour ne pas seulement intégrer la santé globale, mais aussi la traduire, l’aménager, voire parfois la détourner de son objectif premier.
Le concept de Global Health (santé globale) « consiste à obtenir de meilleurs résultats en matière de santé pour les populations et les communautés vulnérables du monde entier ».1 Le souci majeur avec la globalité réside dans l’ensemble des interprétations dont elle peut faire l’objet. La santé globale, loin de se limiter à des normes institutionnelles, se réfère à la définition même de la santé au plan individuel : « un état de complet bien-être ».2 C’est cette approche holistique individuelle qui doit essaimer sur le plan structurel de nos pays. (…)





