Aujourd’hui, les grandes entreprises technologiques sont si puissantes qu’elles ont la capacité d’imposer des régimes de recherche dans lesquels le pouvoir corporatif détermine quelles sont les questions sociales jugées prioritaires. Une telle dynamique engendre de nouveaux dispositifs et innovations qui leur confèrent pouvoir et bénéfices. Dans une « économie de la connaissance », la production de savoir est désormais perçue comme trop cruciale pour être laissée entre les mains des chercheurs et des créatifs.
Ainsi, l’innovation s’est détournée du savoir et de la créativité, au profit du capitalisme et de sa survie. Ce phénomène apparaît clairement lorsque le technocapitalisme se présente comme un levier essentiel pour surmonter la crise climatique et écologique, même lorsque les données scientifiques ne vont pas dans ce sens.
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